Invasions française (1807-1814)

Junot, à la tête de 25000 hommes, entra en Portugal et s'empara de Lisbonne sans coup férir (1807). Le roi Jean VI, alors régent pendant la démence de sa mère, s'enfuit au Brésil avec la famille royale. Mais la nation, plus courageuse, se souleva, des juntes s'organisèrent de

toutes parts, et les Anglais, quand ils débarquèrent, trouvèrent dans tous les citoyens des auxiliaires résolus à périr pour sauver l'indépendance nationale. La lutte entre les Français et les Anglo-portugais dura jusqu'en 1814 avec des alternatives diverses de succès et de revers. Le duc de Wellington commandait l'armée alliée. Ce général tenace et habile sut résister à des adversaires tels que Masséna, Marmont et Soult et venir à bout de leurs valeureux efforts. Les Portugais suivirent les Anglais dans leur invasion en France.

Ils n'obtinrent, à la paix de 1814, aucun dédommagement.

Pendant ce temps, la famille royale résidait toujours au Brésil; les Anglais gouvernaient le Portugal, qui devenait, pour ainsi dire, province

vassale de son ancienne colonie. Le patriotisme portugais ne put supporter cette situation d'infériorité.

Une révolution éclata et ramena Jean VI dans son royaume (1821). A son arrivée, le roi prêta serment à une constitution démocratique qui lui fut imposée par les Cortès. Le fils aîné du roi, don Pedro, était resté au Brésil comme régent. Les Cortès prétendirent le contraindre aussi à revenir en Europe en même temps qu'elles refusèrent d'associer le Brésil à la représentation nationale en lui reconnaissant les mêmes droits qu'à la mère patrie. Cette prétention déchira les liens qui unissaient la colonie à la métropole.

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